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Bookclub Ali et Ramazan - l'épigraphe

Amis/Amies lecteurs/lectrices de Perihan Mağden, je vous invite à partager vos impressions, vos questions, vos émotions autour du roman Ali et RamazanIl vous suffit de répondre ci-dessous en commentaire.

Je propose de commencer nos discussions par le début...

PS : il n'est pas trop tard de le lire, version eBook et Print on demand disponibles grâce à Publie.Net... par ici.

L'épigraphe

Le roman inclut la citation suivante de Raoul Vaneigem:  

Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu’il y a de subversif dans l’amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre. 

Perihan Mağden était en résidence à Amsterdam du 1er au 30 septembre 2009. C'est aussi à cette période qu'elle travaillait sur le roman Ali et Ramazan. En se baladant un jour dans les rues d'Amsterdam elle est frappée par cette citation de Raoul Vaneigem, inscrite sur un squat, qu'elle décide d'utiliser comme épigraphe du roman. 

J'ai bien entendu utilisé la version originale (en français) de Raoul Vaneigem (écrivain, philosophe, révolutionnaire et médiéviste belge) dans ma traduction, tirée de son Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations.

Moi même belge d'origine turque vivant à Amsterdam, il semblerait que la traduction de ce roman était dans ma destinée (grande émotion !)

Dans la traduction anglophone, l'épigraphe ainsi que le chapitre d'ouverture (que j'avais précédemment publié sur ce site), ont disparus ! Lors de ma discussion avec Perihan Mağden au Free Word Centre en avril 2013, je lui avais demandé pourquoi cette omission. Apparemment le livre aurait été catalogué "True Crime", ce qui lui avait été déconseillé par son agent. Elle a également affirmé ressentir qu'un de ses romans a été assassiné en traduction (voir la version en anglais de l'entretien). 

Cette citation et le chapitre d'ouverture donnent le ton du livre, justement. Basé sur un fait divers, sur la vie de ces deux jeunes garçons : la réalité, le style d'écriture à la limite tabloïde et les phrases brèves, écourtées sont d'une importance capitale dans ce roman. Pour moi, il était vital de rester proche de la version originale, de la voix de l'auteur.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Est-ce que cette citation vous a touchée ? Est-ce que le fait de savoir dès le premier chapitre que ces garçons vont mourir vous a plutôt refroidi ou justement aidé à mieux comprendre et ressentir l'écriture de Mağden et l'histoire de Ali et Ramazan ?

J'ai hâte de lire vos réactions...

À propos de Perihan Magden et de Ali et Ramazan :